samedi 14 juillet 2012

Simon chez André

Comme annoncé dans un précédent message, voici quelques photos de Simon avec ses copains de la crèche prises entre janvier et son anniversaire en juin. Vous pourrez y voir: Theo, Dash, Julian, Isaac, Eisan, Keith, Amelie, Lily...



Belle brochette de petits monstres: 6 enfants chaque jour entre 15 mois et 3 ans, plus ses 3 propres enfants (Anna 17, Jack 11, et Coco 9), un grand berceau pour promener toute la marmaille, et le tout dans une ambiance zen et stimulante: Chapeau André!
Apres une petite période d'adaptation, Simon est maintenant complètement à l'aise et il n'est pas rare qu'il nous mette dehors le matin et qu'il rechigne à repartir avec nous en fin d'après-midi.

De notre côté aussi, ca demande un petit peu d'adaptation car les codes de l'éducation à la française et à l'américaine sont assez différents. Entre la crèche de Simon et la préparation à l'accouchement pour la petite soeur (je suis inscrite aux cours de yoga pré-natal et d'aquagym) j'en apprend tous les jours. C'est étonnant car je ne pensais pas avant d'arriver ici que ces différences serait si importantes. Globalement, j'ai l'impression que les enfants sont un peu le centre du monde quand ils arrivent dans une famille américaine et que les parents font tout pour qu'ils aient accès au meilleur (la meilleure crèche, les meilleurs profs de musique, apprendre à lire ou à nager le plus tôt possible.... ). Un peu comme pour le système de santé, je ne pense pas qu'ils pourraient comprendre le concept d'école maternelle pour tous que nous avons en France. Car bien sûr, cela coûte cher d'élever des bambins dans la Baie (et c'est d'ailleurs peut être pour cela, que globalement ils ont leurs enfants beaucoup plus tard qu'en France). Ajouter à cela la tendance bio et naturelle qui domine en Californie du Nord, vous comprendrez que les américains doivent me prendre pour une folle de continuer à travailler avec (bientôt) 2 enfants. Et oui, ici on accouche à la maison et on allaite jusqu'à 2 ans et demi (idem pour le co-sleeping), les salons des maisons ressemblent souvent à des salles de jeux, et les bébés passent leurs journées contre leur mamans dans leur ergobaby (porte-bébé "naturel"). Cela n'empêche pas quelques entorses à ces règles qui sont paradoxalement plus embêtantes pour nous, comme par exemple la nourriture! Bien que les californiens de Berkeley soient plutôt extrémistes de la nourriture bio et locale, ils nourrissent leurs enfants de cherrios et de goldfish (sorte de petit gateaux apéros style chipsters) toute la journée: résultat pour faire manger des légumes le midi, ce n'est pas facile!

Enfin voilà quelques exemples de petites sources d'étonnement qui nous rappellent qu'il y a quand même une vraie différence culturelle de part et d'autre de l'atlantique et ce dès le début! Mais vous aurez compris que nous sommes bien évidemment ravis que Simon ait accès à cette double culture, à ce double langage; même si cela veut dire qu'il revient chaque jour avec un nouveau "tatoo" sur la main; et ca ce n'est d'ailleurs pas une vraie différence, car j'ai vu plein d'enfants en France aussi avec des petits tatoos!

2 commentaires:

  1. Faire dormir 6 enfants dans le même lit dans le jardin, ça aussi c'est un choc culturel pour moi... :-)

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  2. hihihi! oui et même si ce n'est pas dans le jardin, la sieste c'est tout le monde ensemble sur des matelas par terre dans le salon... ce qui semble plus propice a une mega-bataille de polochons qu'a une temps de repos!
    et au Kenya dans les écoles huppées Montessori, c'est comment?
    Bisous

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